Note à l'intention des auteurs qui nous reprochent de ne pas les diffuser.

Certains, heureusement ils sont peu nombreux, confient un manuscrit et s'abandonnent, laissant à la maison d'édition le soin de tout entreprendre pour le faire connaitre et pour vendre ses livres. Ne rêvons pas, c'est sympa d'avoir un article dans le journal local, mais ça n'a jamais propulsé les ventes. Quant à passer chez ceux qui ont pignon sur antenne, regardez leurs émissions, ce n'est que de la cooptation. Pour ce qui est de la diffusion qui s'accompagne du glaive du droit de retour, lisez les autres articles.

Un éditeur n’est pas un agent commercial, plus encore quand il est de petite taille. Les sociétés de diffusion-distribution ne nous ouvrent pas leurs portes. Il appartient à l’auteur de défendre son texte, et l'éditeur ne peut l'accompagner qu'en l'aidant dans ses prises de rendez-vous pour des dédicaces ou en l'inscrivant à des salons. Mais il ne peut pas agir seul pour le compte de l'auteur. Son métier c'est de faire le tri dans les manuscrits qu'il reçoit, d'amender le texte avec l'auteur en direction d'ouvrage et de s'occuper de la réalisation et la mise en production.

Les auteurs doivent comprendre la problématique d’un petit éditeur, ses difficultés, être conscients que le marché du livre n’est pas simple, apprendre à découvrir comment il fonctionne.

Que ceux à qui nos toutes petites structures ne conviennent pas se fassent éditer par les très grands, s’ils veulent bien les accepter. Aucun auteur n'est attendu. L'édition littéraire n'a pas besoin de l'auteur lambda pour travailler. 

A bon entendeur, si vous pensez qu'on va tout faire à votre place, passez votre chemin. Malgré notre bonne volonté, ce n'est pas possible ! Mais, nous vous aideront.

Un livre ça se vend à l'unité, patiemment, un par un dans des salons ou pendant des séances de dédicaces.

Il faut toujours se demander lequel des deux rend service à l’autre.

C'est un peu brutal, j'en conviens, mais ça permet de remettre l'église au milieu du village, comme on dit.

 

En 2016, 78 000 titres ont été publiés dont 2 500 pour la région PACA (source Agence Régionale du livre)

Dans ces pages vous saurez ce que nous pouvons faire en matière de diffusion et quelles sont nos limites.

Vous découvrirez aussi pourquoi la diffusion peut être un mirage pour vous et un danger pour nous.


Nous recevons un grand nombre de manuscrits, des auteurs nous sollicitent, mais, curieusement, ils sont très peu nombreux à acheter un des livres de notre catalogue. C’est pourtant là qu’ils auraient une idée précise de ce que nous faisons.

Plutôt qu’être choisis par défaut, nous préférerions l’être par un intérêt marqué pour le travail que nous avons déjà fait avec d’autres auteurs. Nous n’offrons pas un service marchand du type : je lis, je corrige, je fais imprimer, car alors, nous ne serions que le trait d’union entre l’auteur et les différents services attachés à la réalisation d’un livre.

Nous proposons un travail d’édition, c’est-à-dire une relation privilégiée pour un objectif commun, celui de proposer aux lecteurs un ouvrage complet et abouti.


Tous les livres de notre catalogue sont disponibles sur demande dans toutes les librairies physiques en France, Belgique, Suisse et Canada et dans les librairies en ligne (Fnac, Cultura, Decitre, Chapitre, Amazon...)

Les versions numériques sont disponibles dans une centaine de librairies en ligne.

POUR EN FINIR AVEC LE FANTASME DE LA DIFFUSION NATIONALE.

En avant propos je souhaite rappeler ce que Paul Otchakovsky Laurens (P.O.L Editeur) dit : "C'est à l'auteur de défendre son livre."

Ce que croient les auteurs ?

Que leur livre va se trouver dans toutes les librairies de France parce qu’ils ont été acceptés par un éditeur... il est légitime d’avoir cette espérance, cette envie. Personne n’écrit pour soi seul. C’est parfois vrai avec les grandes maisons (encore faut-il y entrer), mais pas toujours. Seuls sont vraiment vendus ceux sur qui la maison met beaucoup d’argent en promotion. Pour les autres, ils espèrent que le bouche-à-oreille fonctionnera. On ne peut pas miser sur tous les tapis verts en même temps.

Entre vous et le lecteur, il y a des acteurs économiques qui se moquent de ce que vous avez écrit. Il font du business. Ce n’est pas le cas de l’éditeur puisqu’il vous a choisi, selon ses propres critères.

Une fois édité par une petite maison, serez-vous présent en libraire ? Oui et non.  Oui parce que votre livre pourra être commandé et retiré dans n’importe quelle librairie et non parce qu’il n'y sera pas physiquement.

Comment fonctionne cette fichue filière du livre ?

L’éditeur et l’auteur ont un intérêt commun : que leurs livres soient lus.

Pourquoi alors ne pas s’inscrire dans la logique économique de l’édition ? Simplement « parce les autres veulent, parce que les autres veulent pas. Les autres ils disent comme ça… »

Les autres ce sont les grands groupes éditoriaux qui tiennent le marché et qui n’ont aucun intérêt à ce que d’autres s’interposent dans un business qui marche très bien pour eux. Ils détiennent les clés de l’édition, de la diffusion, de la distribution et parfois même du vendeur final.

Prenons quand même l’hypothèse que nous avons été acceptés par un diffuseur national. Comment les choses vont-elles se passer ?

Le diffuseur va envoyer en plus des commandes spontanées de vos copains, « l’office ». C’est-à-dire, toutes ses nouveautés et donc votre roman. Mais il va recevoir ça de tous les éditeurs, et comme il parait 5000 titres nouveaux par an, le libraire qui a besoin de vendre pour couvrir ses charges devra faire un choix. C’est là que les soucis commencent.

Entre d’Ormesson, Chattam, Pancol, Nothomb et machin ou truc, qui croyez-vous qui il va choisir ?

Voici ce que m’a écrit il y a peu un intervenant, Michel R. qui connait bien le métier :

 "Bien sûr je connais les difficultés des petites maisons. Être dans l'office (*) ne garantit pas la présence dans les librairies. J'en connais beaucoup qui n'ouvrent pas les cartons. De plus les commerciaux trient également. Si un livre contient dans sa 4e de couverture des références à une région, ils chargent cette région, mais font l'impasse sur le reste du territoire. Si vous n'appartenez pas au 20 premières maisons d'édition tout en étant dans l'office le livre ne sera pas mis en rayon. Il dort dans les cartons jusqu'au jour du retour."

Le retour c’est-à-dire le droit donné aux libraires de retourner les invendus au diffuseur-distributeur qui les retournera à l’éditeur ou les enverra au pilon. Le taux de retours est estimé entre 60% et 70%. L’éditeur va supporter l’intégralité du poids financier de l’opération (imprimerie, acheminement aller et retour). Il paiera pour 100 livres, mais ne fera du chiffre d’affaires que pour 30.

À ce jeu seuls les « gros » peuvent tenir parce qu’ils ont des locomotives qui absorbent ces coûts, d’ailleurs tout ça est calculé d’avance (voir l’article : le droit de retour, machine à broyer).

Que pouvons-nous faire pour survivre au milieu de tout ça ?

 Ne compter que sur nous-mêmes !  Je suis chaque fois désolé de devoir m’appuyer sur la bonne volonté des auteurs dont ce n’est pas le rôle pour qu’ils fassent des salons et des dédicaces. Je ferais volontiers autrement, mais je n’ai pas d'autre choix. Les autres non plus.

  • Les petits éditeurs n’ont pas de diffuseur national . En auraient-ils un que ça ne résoudrait pas tout.
  • Les livres sont déclarés dans les bases de données qu’utilisent les libraires.
  • Ils sont référencés dans les grandes librairies en ligne (amazon, cultura, fnac, decitre, chapitre…).
  • Nous participons à des salons, nous y invitons nos auteurs lorsque c’est possible.
  • Des dédicaces dans les librairies dans l'ensemble plutôt accueillantes.
  • Leur version numérique est diffusée dans une centaine de points de vente sur internet.

Lorsque vous voyez sur le site d’un petit éditeur : diffusion nationale, il s’agit de l’inscription de votre titre dans les bases de données Dilicom et Electre, pas plus.

Bien sûr dans ces conditions, pourquoi ne pas s’auto-éditer. Pourquoi pas, en effet, c’est la mode d’écrire. Tellement simple avec un ordinateur. 

L’éditeur qui vous a accompagné tout au long du processus de publication et de présentation (direction d’ouvrage, mise en page, réalisation de couverture, référencement, conversion en version numérique…) est un filtre. Il vous sort de la multitude dont les lecteurs avertis ne savent que penser. C’est important, un livre d’éditeur bénéficie d’une meilleure image. Pour un lecteur, c’est déjà un gage de qualité.

Et beaucoup de salons n’ouvrent plus leurs portes aux auto-édités. 

Alors, pourquoi suis-je éditeur ?

 Il m’arrive de me poser la question. Je crois simplement parce que j’aime ça ! Pas tout, comme dans tout métier, mais la relation avec les auteurs, la direction d’ouvrage, aboutir depuis un manuscrit à un objet fini en fond et en forme, oui j’aime ça !

Et soyez sûr que je ne m’enrichis pas autrement qu’intellectuellement. Je ne perçois aucune rémunération, sous quelque forme que ce soit. Les marges des éditeurs sont très faibles (encore une idée reçue qui veut que les éditeurs sont opulents sur le dos des auteurs), à peine plus que celle des auteurs, mais nous avons des charges d’entreprise à acquitter (TVA, contribution foncière, etc.).

 


Notre catalogue est disponible sur commande dans toutes les librairies physiques et en ligne.

La distribution est assurée par HACHETTE LIVRES, 1 avenue Gutenberg, 78310 Maurepas