Note à l'intention des auteurs qui nous reprochent de ne pas les diffuser.

Certains, heureusement ils sont peu nombreux, confient un manuscrit et s'abandonnent, laissant à la maison d'édition le soin de tout entreprendre pour le faire connaitre et pour vendre ses livres. Ne rêvons pas, c'est sympa d'avoir un article dans le journal local, mais ça n'a jamais propulsé les ventes. Quant à passer chez ceux qui ont pignon sur antenne, regardez leurs émissions, ce n'est que de la cooptation. Pour ce qui est de la diffusion qui s'accompagne du glaive du droit de retour, lisez les autres articles.

Un éditeur n’est pas un agent commercial, plus encore quand il est de petite taille. Les sociétés de diffusion-distribution ne nous ouvrent pas leurs portes. Il appartient à l’auteur de défendre son texte, et l'éditeur ne peut l'accompagner qu'en l'aidant dans ses prises de rendez-vous pour des dédicaces ou en l'inscrivant à des salons. Mais il ne peut pas agir seul pour le compte de l'auteur. Son métier c'est de faire le tri dans les manuscrits qu'il reçoit, d'amender le texte avec l'auteur en direction d'ouvrage et de s'occuper de la réalisation et la mise en production.

Les auteurs doivent comprendre la problématique d’un petit éditeur, ses difficultés, être conscients que le marché du livre n’est pas simple, apprendre à découvrir comment il fonctionne.

Que ceux à qui nos toutes petites structures ne conviennent pas se fassent éditer par les très grands, s’ils veulent bien les accepter. Aucun auteur n'est attendu par l'édition littéraire. L'édition littéraire n'a pas besoin de l'auteur lambda pour travailler. Bien des textes qui nous sont proposés sont de sujet ou d'écriture médiocres. Et les pépites sont rares, même si chacun pense qu'il en détient une.

A bon entendeur, si vous pensez qu'on va tout faire à votre place, passez votre chemin. Malgré notre bonne volonté, ce n'est pas possible ! Mais, nous vous aideront.

Un livre ça se vend à l'unité, patiemment, un par un dans des salons ou pendant des séances de dédicaces.

Il faut toujours se demander lequel des deux rend service à l’autre.

C'est un peu brutal, j'en conviens, mais ça permet de remettre l'église au milieu du village, comme on dit.