PIÈGE à BRAGNY

Bénédicte Rousset

Bénédicte Rousset aime les résonances. Elles deviendront au fil de ses romans, sa marque de fabrique. On les trouve dans celui-ci, passé et présent, ici et là-bas, avec et sans…

Le jour où Gabriella trouve dans son casier un bocal contenant des « morceaux visqueux et mous », elle se rend chez le commissaire Adrian Berthier. Qui d’autre pourrait l’aider ?  Il prend les choses en main et va conduire l’enquête.

Prisonnier infortuné du cercueil dans lequel il était entré, vivant, son destin s’était scellé avec ce barreau. Pris au piège de son propre plan qui avait pourtant déjà fonctionné, il avait tenté de remonter le conduit, à s’en écorcher les doigts, à s’en retourner les ongles. En vain.

Prix

18.00 euros

(Port gratuit)


Infos

242 pages
200 x 130 mm
Littérature française
Roman policier
Époque: XXIe siècle

Décembre 2018
ISBN : 979-10-92613-50-2 
Distribution Hachette

Auteur

Bénédicte Rousset

Professeure certifiée de lettres modernes.

 

 

Bibliographie

Rue sombre - Éditions Chum, 2016

Le lis des teinturiers - Élan Sud, 2017

Piège à Bragny - Chum, 2018

Résumé

Le jour où Gabriella trouve dans son casier un bocal contenant des « morceaux visqueux et mous », elle se rend chez le commissaire Adrian Berthier. Qui d’autre pourrait l’aider ?  Il prend les choses en main et va conduire l’enquête.

 

Commentaires   

0 #2 Levant 28-11-2019 13:42
On serait sur un thème léger, je dirai qu'il a voulu emprunter le chemin du Père Noël et que cela ne lui a pas porté chance. Et sa mort, puisqu'il s'agit bien de cela, va donner le coup d'envoi à une intrigue avec laquelle j'ai eu du mal à prendre mes distances avant d'en connaître le dénouement. Seulement voilà, le roman que je viens de lire de Bénédicte Rousset ne flirte pas avec la légèreté, loin s'en faut. Genre policier noir, aussi noir que peut l'être la vengeance. Aussi machiavélique que peuvent l'être ceux qui ont décidé de goûter ce plat refroidi, le temps de mettre sur pied leur manigance mortelle.
L'ouvrage est court, fort heureusement pour mon temps de sommeil. Roman haletant qui met en scène le commissaire Adrian Berthier dont Bénédicte Rousset a décidé de faire un héros récurrent. On le retrouve dans les trois ouvrages suivants selon l'avertissement de l'éditeur.
J'avais fait sa connaissance avec Romilda, quatrième roman de cette auteure prometteuse. Cet ouvrage m'avait séduit et encouragé à découvrir ses premiers pas à satisfaire son goût pour l'écriture. L'intérêt du modeste lecteur que je suis l'encourage à lancer le commissaire Berthier sur d'autres pistes criminelles.
L'imagination ne semble pas lui faire défaut pour nous procurer quelques frissons et nous priver de notre libre arbitre tant il difficile de laisser notre héros en mauvaise posture. Il nous faut à toute force connaître la façon dont il va se tirer du mauvais pas dans lequel il est venu se fourrer, poussé par une conscience professionnelle qui en contrepartie rend sa vie amoureuse chaotique.
Adrian Berthier, voilà un héros qui nous réconcilie avec notre culture nationale, nous qui sommes abreuvés jusqu'à plus soif de la concurrente américaine envahissante. Artificielle et irréaliste à souhait. Un héros vrai donc, que ce commissaire avignonnais, ancré en ce pays que nous aimons reconnaître au fil de ses pérégrinations. Un héros qui n'a pas le pistolet greffé au poignet, comme ses homologues défiant les lois de la physique à l'écran, ni la solution de son énigme sur le clavier de son ordinateur.
Mais quand même, imaginer la mort de son cambrioleur en pareilles conditions, elle ne m'a pas volé que des heures de sommeil, cette fois c'est sûr j'ai fini de croire au Père Noël. C'est un roman très noir, prenant, qui ne rebutera pas les amateurs du genre. Et puis, il s'agit d'un héros récurrent. Ce n'est rien dévoiler de dire qu'il s'en sort. Mais ce dénouement n'est qu'accessoire. Il y a d'autres intérêts à pareille lecture.
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+1 #1 Virginie Poissonnet 31-03-2019 13:37
Gabriella est professeure dans un collège à Avignon. Elle vit avec Alric, avec qui elle espère parvenir à fonder une famille. En vain jusque là. Voilà que Gabriella fait une découverte glauque dans son casier: un bocal, contenant « des morceaux visqueux et mous ». Effrayée, elle va consulter le commissaire Berthier, son ex. Dans le même temps, Adrian Berthier enquête sur un meurtre abject. Une jeune femme, une mise en scène en relation avec la mythologie grecque.
En parallèle, un jour de décembre 1996, un jeune homme voit son père pour la dernière fois…
Voici un roman lu d’une traite. L’écriture est agréable, sans fioritures. L’intrigue fonctionne parfaitement, et j’ai très vite été happée par le récit.
Gabriella est une jeune femme douce, patiente. Son couple avec Alric est un peu bancal, mais on ne se pose pas plus de question que ça. Quand à Adrian, il est soucieux, et toujours amoureux.
J’ai aimé les protagonistes. J’ai aimé la construction de la trame de cette enquête. J’ai aimé découvrir le passé de Gabriella et aussi celui d’Alric. J’ai aimé le parallèle avec ce jeune homme qui attend son père, en ce mois de décembre 1996.
J’avais déjà apprécié Rue Sombre, qui montrait des qualités certaines. Cela se confirme avec Piège à Bragny. Bénédicte Rousset sait raconter. Elle sait mener son lecteur là où elle le souhaite, mine de rien. J’ai hâte de pouvoir la lire à nouveau!
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