Les enfants de Vallabrègues

17,00 €
TTC

Situé dans un village agricole au cœur de la Provence, là où deux frères ont grandi ensemble au milieu des autres enfants et des adultes. Tout bascule le jour où Alice est retrouvée morte le long du Rhône le lendemain de la fête de la vannerie et que Sylvan est incarcéré pour meurtre.

Seize années se sont écoulées, Antoine se décide enfin à rendre visite à son frère hospitalisé. Revisiter le passé pour mieux le comprendre, l'accepter et, sans juger, déterminer les responsabilités. Entre choix et hasards des vies de chacun.

Entre inné et acquis, c'est un roman tout en ondulations. Ce roman nous parle de filiation, de générations, de transmission.

Situé dans un village agricole au cœur de la Provence, là où deux frères ont grandi ensemble au milieu des autres enfants et des adultes. Tout bascule le jour où Alice est retrouvée morte le long du Rhône le lendemain de la fête de la vannerie et que Sylvan est incarcéré pour meurtre.

Seize années se sont écoulées, Antoine se décide enfin à rendre visite à son frère hospitalisé. Revisiter le passé pour mieux le comprendre et, sans juger, déterminer les responsabilités. Entre choix et hasards des vies de chacun.

Entre inné et acquis, c'est un roman tout en ondulations. Ce roman nous parle de filiation, de générations, de transmission.

9791092613573

Fiche technique

Nombre de pages
221
Genre
Roman psychologique
Epoque
XXe siècle
Isbn
9791092613573

Donnez votre avis!

12/10/2022

M.

j'ai terminé la lecture de vos "Enfants...", entreprise, je dois l'avouer, avec quelques préventions. Ce titre, cette illustration annonçant un roman "régionaliste" dans toute sa splendeur me donnait à penser. Et puis, cette sensation d'être pris en otage par ce chauffeur de taxi pontifiant, en même temps que ce jeune qu'il transporte dans sa voiture, après un démarrage tout de même très enlevé, très intrigant... Mon engouement après avoir été soulevé se voyait déjà douché. Cependant, le monologue de La Juive, après les premières pages, avait titillé ma curiosité. Je voulais connaître la suite, je passais par dessus les contrariétés scénaristiques, les récriminations stylistiques de certains passages. Le chapitrage alternant les époques, les narrations, rendait la lecture assez simple, agréable, rapide, et notre route vers le sud, vers le soleil, la nature et l'accent méridional se fait cahin-caha. Page 64, je m'écrie : "il ne m'aura pas ! Il nous fait croire que le meurtrier, c'est Sylvan, mais j'ai compris que c'est Pascal qui a fait le coup. Le Brancati m'aura pas avec ses fausses pistes"... Ben si, il m'a eu. Sans doute en partie parce que la thématique de la mère "repoussoir" ne pouvait pas ne pas me parler, en partie aussi parce que, par une combinaison assez invraisemblable du destin, mes enfants s'appellent Alice et Antonin..., en partie surtout parce que Sylvan, dans le final du livre, ne pouvait pas ne pas faire fondre mon coeur. Je ne sais quelle est la part d'autobiographie dans ce texte, Gilles, mais il est écrit par moment avec une justesse et une authenticité qui ne me semble pas pouvoir s'inventer. Dès qu'Antonin se voit arrivé à destination, l'attention du lecteur est captée et elle ne faiblira plus. Les dernières pages, le "cahier" de Sylvan", sont à la hauteur du démarrage, le livre s'achève comme il a commencé, par une écriture inspirée, captivante, désespérante aussi. Car il faut bien admettre que la tragédie est le fond véritable de ce livre. Il plait pour cette raison à des âmes préparées, sensibles. Il ne réconcilie pas avec la vie. Mais ce n'est pas ce que j'attends d'un livre, aussi, "ça me va", comme dirait Léo. Ma critique la plus vive ira à ces citations intégrales de Lautréamont, de Baudelaire... C'est assez singulier. En général, on se borne à quelques vers. Sans doute la fascination des deux frères pour la littérature aura emporté Antonin dans ce moment d'épreuve hospitalière.

08/05/2021

M.

En lisant le simple mot de "maman" à la dernière page de ce roman sur les vies perdues, deux larmes que je n''attendais pas ont brouillé ma vue. Dès les premières pages, le piètre lecteur que je suis s'est laissé prendre : style qui coule, facile d'apparence, mais tissé de mots justes; une construction habile attise subtilement le suspens jusqu''au bout. J'aime l''histoire et les réflexions profondes sur la vie que ces tragédies, ces drames suscitent. J'aime l'atmosphère, la manière de dire la pluie à Paris, le soleil en Provence, et de donner vie au menu peuple d'en bas, d'où je viens, avec ces failles atroces qui parlent en creux des beautés telles que l''adoption d''un enfant abandonné comme allant de soi, telles que le souvenir "d'un petit sourire en coin", ou encore celui d'un "doigt de farigoule" servi en guise de pousse-café. Ai-je le droit ? - mais je le prends - de conclure en écrivant qu''à la fois le sujet et la manière de ce roman me disent l''humanité de l''auteur, sa grande sensibilité, son humilité et son intelligence. Ce sont là aussi, selon moi, des qualités de ce roman